* Les articles soulignés sont consultables. |
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Par Madame Christiane POTHIN - Adh. GG 216
1) Michel BEAUDOIN ca 1682-17.. x Marie MORSIN (de Courcelle) |
LA SAGA des BEAUDOIN à CHEMAULT (45) et environs (1682 - 1956) Comme beaucoup d'habitants de cette région, pendant des siècles, les Michel BEAUDOIN ont été bûcherons dans l'ancienne forêt des Loges (en terme local : boîtiers, comme l'a été à Vrigny le voisin du n° 5, le père MOUSSET dont la maison-musée mérite une visite): mais ils ont été aussi - la plupart - guérisseurs, et sur les bords, certains, plus ou moins sorciers. Leur connaissance parfaite de la flore sylvestre, leurs observations prolongées sur des générations leur ont permis de découvrir bien des remèdes à base de plantes (on dirait de nos jours, homéopathiques). Ils avaient eu la sagesse de mentionner les formules sur un gros livre que j'ai pu voir dans mon enfance, à Guise (02), chez un herboriste, neveu du n° 7, et lui aussi un Michel BEAUDOIN. En effet, logiquement le fils du 7ème Michel BEAUDOIN étant mort en bas âge, le flambeau (prénom et recueil ancestral des remèdes) revenait de droit à 1'ainé du 2ème de sa branche, Anatole BEAUDOIN. Ma grand-mère et mon père fort intéressés ont ainsi feuilleté, devant moi, les pages jaunies sans arriver à déchiffrer les précieux grimoires. Le 8ème Michel BEAUDOIN bis, lui, avait pu le faire. Peut-être avec l'aide de son père - un précurseur dans le domaine de la généalogie. En effet sur des flacons ou boîtes à la devanture de l'herboristerie, on pouvait lire : " Sirop de Nibelle ", " Vermifuge de Chemault", Élixir du Gâtinais" etc.., des expressions cabalistiques pour des clients vivant près de la frontière belge. On peut se poser des questions : ce respectable volume comprenait-il des formules magiques ou même le secret de l'élixir de longue vie. C'est ce que pourrait faire penser la longévité exceptionnelle à ces époques, des n° 4 - 5 - 6 - 7. Si mon trisaïeul Eugène BEAUDOIN (fils du n° 5) n'a atteint, à
Gondreville, que 90 ans, sa sur Eugénie BEAUDOIN Vve ECOT
à Nibelle, s'est éteinte, en 1938, à 101 ans, sa petite fille Marceline de Corquilleroy,
récemment à 103 ans... La lignée des 7 Michel BEAUDOIN, en 1956, s'est achevée à Sury aux Bois, d'une façon plutôt originale. Le vieillard, quelques semaines avant son décès, avait convoqué la presse au cimetière. Sur la photo (ci-dessous) on peut le voir, montrant sa tombe où il avait fait graver : " ci-gît Michel BEAUDOIN 1860 - 1956 ". La prédiction se réalisa à la date prévue, ce que ne manqua pas de relater alors un journal régional. Un fait aussi insolite méritait bien un article, la photo du dernier survivant des Michel BEAUDOIN constituant d'autre part, avec sa biaude et sa casquette de soie, un témoignage du passé tout comme l'avait été la chaumière de son oncle Eugène BEAUDOIN à Gondreville.
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